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  Grand public
 
     
  Au cœur du livre  
     
 
Au mois de décembre, la programmation cinéma du dimanche ET cinéclub célèbrent la lecture.
 
     
 
S’inspirant bien souvent d’œuvres littéraires, ou revendiquant au contraire son affranchissement, le cinéma n’est pas indifférent au genre écrit. Les œuvres cinématographiques inspirées de romans sont si nombreuses qu’on ne les compte plus. Ce mois-ci, le cinéclub se penche sur quelques films (parfois inspirés de romans) qui rendent palpable cet indicible ravissement que provoque la lecture, cette perte de repères lorsque la frontière entre fiction et réalité s’abolit.
Dans L’histoire sans fin (roman de Michael Ende) le jeune lecteur d’un livre fabuleux devra intervenir pour sauver les héros d’une fin dramatique. Dans un même ordre d’idée, c’est la porosité entre la fiction et la réalité qui est explorée à travers le personnage de l’écrivain Truman Capote qui manipule un homme réel dont il s’inspire pour écrire un roman. C’est la vie de Beaumarchais qui inspire le film d’Edouard Molinaro (Beaumarchais l’insolent). D’une autre manière, la princesse de « Il était une fois », échappée de son conte de fée dans la vie trépidante de Manhattan, finit par se demander s’il faut choisir l’homme de sa vie dans la vie réelle ou dans le plus parfait des contes de fées. D’autres films font de la lecture ou de l’objet livre un personnage à part entière capable de bouleverser les destins. C’est l’improbable rencontre d’une petite tailleuse avec les romans de Balzac, (Balzac et la petite tailleuse chinoise, adaptation de l’écrivain franco-sinois Dai Sije) c’est la bouleversante incarnation de Mrs Dalloway en une jeune femme moderne (The Hours), la rencontre de jeunes banlieusards avec l’œuvre de Marivaux qu’ils étudient en classe (L’esquive) ou encore celle d’une petite fille devenue muette à la suite d’un accident à qui un libraire redonne goût à la vie en lui lisant des bribes de romans. (La petite chartreuse, adaptation du roman de Pierre Péju).
 
     
  Dimanche 6 décembre 19h  
  Truman Capote de Bennett Miller
(USA – 2005 – 1h50)
 
 
En novembre 1959, Truman Capote, auteur de Breakfast at Tiffany's et personnalité très en vue, apprend dans le New York Times le meurtre de quatre membres d'une famille de fermiers du Kansas. Ce genre de fait-divers n'est pas rare, mais celui-ci l'intrigue. A son arrivée, son apparence et ses manières provoquent d'abord l'hostilité de ces gens modestes qui se considèrent encore comme une part du Vieil Ouest, mais il gagne rapidement leur confiance, et notamment celle d'Alvin Dewey, l'agent du Bureau d'Investigation qui dirige l'enquête...
 
     
  Dimanche 20 décembre 19h  
  The Hours de Stephen Daldry
(USA, GB – 2002 – 1h54)
 
 
The Hours raconte une journée cruciale des vies respectives de trois femmes de différentes époques, dont les destins sont interconnectés par le roman Mrs Dalloway. Mal dans leur peau, l'existence de chacune d'elles n'a de raison d'être que dans leur attachement à un tiers.
Durant les heures d'une journée d'apparence banale mais pourtant cruciale, les destins de ces trois femmes en vaine quête de bonheur vont s'entrecroiser afin de tisser un tableau d'une écrasante mélancolie.
 
 

 

 

 
  Cinéma documentaire  
     
  Star et Immigré
De Ewa Santamaria et David Helft
Avec Habib Dembélé
 
     
 

De toutes les générations de comédiens maliens, Habib Dembélé dit « Guimba » est sûrement l’un des plus doué. Depuis quelques années, son talent l’a amené à s’installer en France pour des interminables prestations. Parmi les comédiens les plus en vue en Europe, et très attaché à son Mali natal, il ne rate jamais l’occasion d’y faire un tour, dès que son programme le lui permet.

 
 
Habib Dembélé est une grande vedette au Mali. Drôle et émouvant, celui que les maliens surnomment affectueusement “Guimba National” doit sa popularité autant à son talent de comédien qu’à ses prises de positions politiques. Depuis une dizaine d’années, Habib poursuit sa carrière à l’étranger, en particulier en France.
Acteur fétiche de la troupe de Peter Brook, Guimba National a fait plusieurs fois le tour du monde. Mais le succès n’a pas entamé son amour du pays, ni sa manière de concevoir son métier. À ses yeux, l’art est l’arme la plus efficace et la plus pacifique pour combattre les grandes injustices :
“ L’artiste doit se tenir près au bord de l’espace politique. Si j’ai du plaisir à faire du théâtre, c’est parce que ça défend une cause humaine, sinon ça n’a aucun sens de faire du théâtre ! ”.
Sur des thèmes comme l’immigration,la corruption ou encore les relations entre l’Afrique et l’Occident, Habib délivre la parole authentique d’un homme du Sud.
 
Ewa Santamaria et David Helft ont crée en 1992 « La Nomade Production » dont l’objectif est de communiquer une image positive de l’Afrique, riche de valeurs humaines et complètement différente de l’image habituellement véhiculée par les médias. Chacun de leurs films est une déclaration d’amour à ce continent et leurs auteurs sont animés par une puissante volonté de faire évoluer la vision et l’action du monde occidental envers l’Afrique. Ils avaient été accueillis en 2006 lors de la 7e édition pour leur film Sacrée plaisanterie.
     
  Mercredi 23 décembre à 19h
Entré libre
 
     
 

Une coproduction : Les productions de la Lanterne - RTV - La Nomade Production
avec le soutien de l’ORTM, Sahélis Mali - Procam France
et la participation de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances